La ventilation est souvent négligée lors des travaux de rénovation, principalement en raison de son coût et des contraintes d’installation. Elle est parfois considérée, à tort, comme un élément secondaire. Pourtant, elle joue un rôle crucial : elle fournit de l’oxygène et renouvelle l’air, tout en évacuant l’humidité, les polluants et les odeurs. Ainsi, elle garantit une bonne qualité de l’air intérieur, indispensable à la santé des occupants et à la préservation du bâtiment.

Aérer ou ventiler ?

Aérer consiste à ouvrir une fenêtre, permettant à l’air chaud de s’échapper uniquement à proximité de cette ouverture. Si cette méthode n’est pas néfaste sur le plan sanitaire, elle se révèle énergétiquement contre-productive.

Ventiler, en revanche, permet d’extraire mécaniquement l’air vicié des pièces humides (comme la salle de bain, les toilettes, la buanderie et la cuisine) et de le remplacer par de l’air sain venant de l’extérieur.

Contre intuitif ?

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est préférable de remplacer l’air humide par un air plus sec, même s’il est froid. En effet, l’air humide étant plus lourd, il nécessite davantage d’énergie pour être chauffé et déshumidifié, afin d’atteindre une sensation de confort. La température idéale de confort se situe autour de 19°C avec un taux d’humidité de 55%. À titre de comparaison, pour obtenir le même confort avec un taux d’humidité de 70%, il faudrait chauffer l’air à 22°C, ce qui représente une augmentation d’environ 20% de la consommation de chauffage. Chauffer de l’air humide pour le sécher demande donc une énergie considérable, tandis que le renouveler, même par de l’air frais, est plus économe.

Les sources d’humidité

          L’humidité intérieure provient de nombreuses sources : la respiration, la cuisson des repas, le séchage du linge, ou encore la présence de plantes vertes. L’air intérieur se condense lorsqu’il entre en contact avec des surfaces froides, telles que des fenêtres à simple vitrage, des angles de murs, ou encore des façades peu épaisses ou mal isolées, en particulier derrière les meubles où la circulation de l’air est limitée. Une humidité ambiante excessive et la condensation qui en résulte entraînent, à terme, la dégradation des matériaux et l’apparition de moisissures.

Conclusion : 

La ventilation ne devrait jamais être négligée lors de la rénovation. Elle n’est pas un simple accessoire, mais bien un élément fondamental pour assurer un environnement sain et durable.